Est-ce que le code pousse sur les arbres ?

2 avril 2015


Durant une dizaine d'années, nous avons travaillé en tant que salariés développeurs de logiciels dans plusieurs sociétés privées.

Dans toutes ces entreprises, le développeur est vu, de la secrétaire jusqu'au patron, comme un traducteur entre l'homme et la machine.

Combien de patrons ou de salariés croient que la richesse de leur entreprise réside dans les codes sources ou dans sa documentation technique ?

Le code pour les nouilles !!!

« Ah, tu pars en déplacement en Afghanistan ... » (on sent le caca dans le slip et la peur dans les yeux) « Surtout tu fais une copie des codes sources, hein !!!! »

« Et moi, je peux mourir ? »

« J'espère que tu ne lui as pas transmis les codes sources ? hein ? »

« Pourquoi ? Les Chinois sont aussi sur le coup ? »

« Pourquoi ça marche pas ? On a tout !!!, le code et la doc. Mais qu'est ce qui nous manque non de Dieu ? »

« Heeeuu, je sais pas moi, ..., un cerveau peut être ? »

Dans la tête de ces personnes le code source est une entité indépendante, une fois que le code est pondu, il va évoluer tout seul (et peut être même qu'un jour il sera assez grand pour se vendre tout seul).

Manque de bol et jusqu'à preuve du contraire, le code ne sait pas encore évoluer tout seul, et pour survivre il doit évoluer avec son environnement (oui oui, la nature est cruelle).

Quoi qu'on en pense, le code et le développeur sont liés comme cul et chemise, bien plus que cela, le code reflète la manière de penser du développeur.

La richesse n'est pas dans le code source mais dans la capacité à le comprendre, le modifier, le ré-imaginer ou même arriver à le compiler.

La richesse est dans le développeur, qui est ?

Mmmmm, ...., bingo ! : un être humain !.